Des activistes de toute la France éteignent des publicités lumineuses

Le 19 février 2023 à Toulouse

La nuit dernière, les militantes et militants de Greenpeace et Résistance à l’Agression Publicitaire ont recouvert des publicités lumineuses et éteint des enseignes de magasins pour dénoncer le gaspillage d’énergie.

Alors que la hausse des prix de l’énergie frappe de plein fouet l’ensemble des ménages et notamment les plus précaires, les artisans et les collectivités locales, gâcher de l’énergie devient d’autant plus intolérable.

Des affiches pointant du doigt l’absurdité de ce gâchis ont été apposées directement sur divers écrans numériques et autres panneaux publicitaires rétro-éclairés dans les quartiers de Saint-Cyprien, Compans-Caffarelli, Jean Jaurès et Palais de justice.
La lumière de nombreuses enseignes restées allumées ont été coupées.

ESTIMATION DU RÉSULTAT NATIONAL FINAL : Plus de 2.400 dispositifs publicitaires lumineux, dont plus de 2.100 panneaux, écrans et sucettes 🥳


Un récent sondage BVA a indiqué que 85% des Françaises et Français étaient favorables à une réduction du nombre des écrans numériques publicitaires visibles dans l’espace public, quand 54% soutiennent tout bonnement leur interdiction comme le demande une pétition citoyenne déjà signée par plus de 59 000 personnes.

Une pétition citoyenne au niveau local à destination du Président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, a également été lancée (pétition citoyenne Toulouse).

Par cette action, les associations appellent les pouvoirs publics à une extinction immédiate et générale des publicités lumineuses (écrans numériques et panneaux rétro-éclairés) et enseignes de magasins (en dehors des heures d’ouverture) encore beaucoup trop nombreuses dans l’espace public.

En 2019, on dénombrait 55 000 écrans publicitaires numériques (de tailles variables) en France contre 40 000 en 2017, soit une augmentation de près de 40% en deux ans [1].

Les dispositions prises l’automne dernier par le gouvernement pour réguler les publicités et les enseignes lumineuses sont largement insuffisantes et incohérentes avec le discours gouvernemental appelant à “une mobilisation générale” en faveur de la sobriété énergétique.

Face à la crise énergétique et à l’urgence climatique, la sobriété énergétique doit être pensée en lien avec la justice sociale. Elle doit s’accompagner de mesures contraignantes ciblant en priorité les consommations excessives et de mesures d’accompagnement des plus précaires, par exemple un investissement massif dans la rénovation performante des passoires thermiques.

[1] Source Ademe : https://librairie.ademe.fr/cadic/3899/impacts-panneaux-publicitaires-numeriques-2020-complements.pdf

Contact presse : gl.toulouse@greenpeace.fr

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